Des gestionnaires des entreprises forestières à l’école de la performance

Foresteries communautaires
Ces derniers bénéficient dans le cadre du projet Dryad, d’une formation dont le but est d’améliorer la gestion durable des forêts communautaires à travers une approche entrepreneuriale.
En collaboration avec TMP Systems, le Centre mondial d’Agroforesterie (Icraf) organise un congrès de trois jours (du 24 au 26 octobre 2018) à Yaoundé au Cameroun. La rencontre vise l’amélioration des performances, la gouvernance et la durabilité des entreprises forestières communautaires. Jules Doret Ndongo, ministre des Forêts et de la Faune a ouvert mercredi 24 octobre 2018, les travaux de ces assises. « Le projet apporte un soutien financier, une assistance technique et renforce les capacités de nos communautés à la base. Cela rentre en droite de la politique gouvernementale de décentralisation. Nous voulons des communautés locales fortes, susceptible de prendre elles-mêmes en charge leur développement évidemment avec l’aide de l’Etat », a-t-il déclaré.

photo cacao

Financé par le Département britannique pour le développement international (Dfid), Dryad dans le cadre duquel est organisé ce congrès, est une approche qui vise à fournir de l’aide aux communautés forestières. Ce projet est conçu pour rechercher un retour non financier sur son engagement en capital public, mesuré par des indicateurs montrant la réalisation d’objectifs sociaux, économiques et environnementaux préalablement convenus. Il développe des systèmes de suivi des performances pour les entreprises forestières communautaires dans les principales forêts communautaires du Cameroun. « Nous avons aujourd’hui 36 entreprises dans le projet avec de différentes activités de gestion des exploitations de produits forestiers non ligneux, du bois, de l’écotourisme mais aussi de l’exploitation du rotin. On a investi plus de 650 millions de Fcfa dans ces entreprises. Nous nous attendons à avoir un bénéfice au-delà de 8 milliards au bout de 10 ans », renseigne Peter A. Minang, Coordonnateur du projet à l’Icraf.

Implémenté dans les régions du Sud-Ouest, Littoral, Sud, Est et Centre, le projet couvre environ 96 000 ha de terres forestières. « Nous espérons qu’à la fin de ce projet pilote en 2020, nous allons avoir des entreprises forestières fortes dont les membres puissent bénéficier des résultats qui ne sont pas seulement l’exploitation du bois mais qui peuvent être également la conséquence d’une bonne exploitation des produits forestiers non ligneux (mangue sauvage, djansan…) », souhaite le Minfof. Il espère par ailleurs que le congrès aboutira à une bonne évaluation qui permettra de corriger les erreurs.
Des échanges avec les experts du Minfof, Roger Mouchi, délégué du Gic Chily révolution verte du Cameroun (Crvc) espère trouver des solutions à son problème. Basé à Mambioko dans l’arrondissement de Ngambé Tikar, le Crvc regroupe des gestionnaires de forêts communautaires dont l’une des activités est l’exploitation du Djansan. La vente permet entre autres de prendre en charge la rémunération des maîtres des parents. Seulement, « On nous demande à chaque fois des documents légaux pour écouler ces produits. Ce qui rend difficile l’évacuation de notre djansan vers les partenaires».

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