Cameroun: La riposte au VIH va coûter près de 413 milliards pour les 5 prochaines années

Le principal défi pour le Cameroun est de mobiliser cet argent nécessaire à la mise en œuvre du nouveau Plan Stratégique national de lutte contre le VIH, le Sida et les IST pour la période 2018-2022 lancé hier à Yaoundé.
Les travaux de la première réunion statutaire du Comité national de lutte contre le Sida (CNLS) pour l’année 2018, se sont tenus hier mardi 29 mai à Yaoundé. Au cours de ces assises présidées par André Mama Fouda, ministre de la Santé publique et par ailleurs président dudit comité, les participants ont passé en revue le rapport annuel 2017 et le plan d’action 2018. Cette rencontre se tient au moment où le Plan Stratégique national de lutte contre le Sida 2014-2017 arrive à expiration tandis que naît le nouveau plan 2018-2022 « …adopté et validé par tous les acteurs suivant un processus participatif », a tenu à préciser le ministre de la Santé publique. Dit de « 5e génération », ce nouveau plan élaboré en vue de permettre l’atteinte des objectifs mondiaux 90-90-90 en 2020 et d’élimination du VIH comme problème de santé publique en 2030, vise à réduire la morbidité et la mortalité liées au Vih et d’atténuer le fardeau socioéconomique de la maladie sur le développement du pays.

LE PANEL SANTE
LE PANEL SANTE CONTRE LE VIH ET LE SIDA

D’après Dr Jean Bosco Elat Nfetam, Secrétaire permanent du CNLS, il est organisé en impacts (4), effets (17) et produits (51). Pour ce qui est des impacts par exemple, il est question de réduire de 60% les nouvelles infections ; de 70% la mortalité liée au VIH ; améliorer de 50% la qualité de vie des personnes infectées et/ou affectées par le VIH ; Faire progresser de 50% la qualité de la gouvernance de la réponse nationale. L’atteinte de ces objectifs nécessite la rondelette somme de 412 156 432 690 FCFA. « Nous devons explorer des sources de financement interne pour soutenir cette lutte », souligne Mama Fouda d’après qui, le défi majeur de ce Plan stratégique sera de mobiliser les financements. En rappel, les objectifs « 90-90-90 » de l’ONUSIDA stipulent que d’ici 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes qui connaissent leur statut ont accès à un traitement de qualité et 90% des personnes mises sous traitement ont une charge virale indétectable.

UNE VUE DES PARTENAIRES TRES ATTENTIFS

Le bilan du PSN 2014-2017 montre que quelques résultats ont été engrangés, au rang desquels : la baisse de la prévalence du VIH chez les 15-49 ans selon certaines indiscrétions de l’Enquête CAMPHIA dont on attend encore les résultats. Elle serait ainsi passée de 4,3% à 3,4% en 2017. Soit une réduction 20%. Par ailleurs, durant la période suscitée, plus de 5 millions de personnes ont bénéficié d’un dépistage et retiré leurs résultats. En matière de prise en charge des PVVIH, la file active des patients sous ARV est passée de 145 038 au 31 décembre 2013 à 253 715 au 31 décembre 2017. S’agissant de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME), la couverture en prophylaxie ARV chez les femmes enceintes testées séropositives est de 90%.

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