VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE

LE NETCOM GENDER RENAÎT COMME LE PHOENIX 
ressuscité sous la houlette de Onu-femmes,  ce réseau de communicateurs engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre (Vbg) et le Vih a pour mission entre autres d’accompagner la réalisation de l’objectif 90*90*90 de l’Onusida.

image vihAujourd’hui encore, en raison de leur sexe, les femmes sont très souvent victimes de discrimination. Plusieurs ont des problèmes d’accès à l’héritage. En cas de violation de leurs droits, de nombreuses barrières les empêchent de saisir la justice ou à abandonner les procédures en cours. Ce sont : les longues distances entre les différents services ; la pauvreté accrue chez les femmes ; le coût des soins de santé ; la longueur, la complexité et le coût de la procédure judiciaire ; la stigmatisation des victimes ; la crainte des représailles ; l’ignorance des droits et des procédures judiciaires ; la corruption… Les femmes vivant avec le Vih sont doublement discriminées à cause de leur statut.
Face à cette situation, l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (Onu-Femmes), a mis en place un réseau de communicateurs engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre (Vbg) et le Vih. Dénommé Netcom Gender, ce réseau avait pour but de sensibiliser le public sur les Vbg et la féminisation du Vih/Sida d’une part ; d’autre part de mutualiser les efforts des communicateurs pour plus d’efficacité et d’efficience dans la couverture des actions de lutte contre ces fléaux. Après quelques moments de léthargie, le groupe repart et ses membres sont engagés pour une communication efficace dans la prise en compte du genre dans la lutte contre le Vih en vue de l’atteinte des objectifs 90*90*90 de l’OnuSida qui stipulent que d’ici 2020, 90% des personnes vivant avec le Vih connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes qui connaissent leur statut ont accès à un traitement de qualité et 90% des personnes mises sous traitement ont une charge virale indétectable.
Afin de remobiliser les troupes autour de l’atteinte de cet objectif ambitieux, Onu-Femmes a organisé un atelier de renforcement des capacités des journalistes sur le genre, la prévention du Vih et les droits humains du 27 au 29 mars 2018 à Yaoundé. La facilitation était assurée par une équipe d’experts des ministères de la Santé publique à travers le Comité national de lutte contre le Sida (Cnls) ; de la Promotion de la femme et de la famille ; d’Onu-Femmes, et de la Camnafaw, une organisation de promotion de la santé au Cameroun.
Les participants ont pu ainsi prendre connaissance de l’état des lieux du Vih au Cameroun ; des mesures vivant à éradiquer sinon à réduire sa propagation ; des facteurs de vulnérabilité de la femme, etc. Selon le Cnls, en 2017, 27,1% de l’ensemble des Personnes vivant avec le Vih sont actuellement sous traitement et au bout de 12 mois, 04 sur 10 sont perdus de vue. Seulement 57% des pvvih diagnostiquées connaissent leur statut tandis qu’une personne sur 2 diagnostiquée Vih+ n’est pas sous traitement. L’épidémie s’est féminisée atteignant un sex-ratio de 5,6% chez les femmes contre 2,9% chez les hommes. Dans les tranches d’âge 15-24 ans, il y a entre 5 et 6 fois plus de filles que de garçons atteints.
Nadège Christelle BOWA

 

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