Briser la vulnérabilité de la femme

La contribution des étudiants vivement souhaitée
Afin d’amener la jeunesse à s’engager dans la lutte contre les discriminations dont souffre la femme, une table ronde a été organisée à leur intention.

La 33e édition de la Journée internationale de la femme (Jif) qui se célèbre demain jeudi 8 mars 2018 porte sur l’intensification des actions de lutte contre les discriminations faites aux femmes. « C’est dire que c’est un moment de grand plaidoyer. Plaidoyer pour faire le point par rapport aux avancées, plaidoyer pour élaborer des stratégies afin d’apporter des améliorations où il y a des gaps importants », explique Adama Moussa représentant d’Onu-femmes. C’était le mardi 6 mars 2018 à Yaoundé, au Centre d’information des Nations Unies (Cinu), au cours d’une table ronde sous le thème : « Intensifier la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes, renforcer le partenariat pour accélérer le développement durable », organisée par le Système des Nations Unies au Cameroun à l’intention des étudiants dont l’engagement est brigué. Ce sont les leaders de demain.
En ce qui concerne le Cameroun, insiste-t-il, « il y a eu des progrès assez importants. Le cadre normatif aujourd’hui est amélioré avec la publication du Code pénal notamment par rapport aux violences. Vous avez une politique nationale viable, vous avez des stratégies opérationnelles. Au niveau des chiffres, vous avez des acquis importants par rapport à la participation politique des femmes que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Senat ». Cependant, il reste des gaps importants à satisfaire car, « comme on le dit, l’égalité c’est un processus qui est inscrit dans un calendrier. Nous visons les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Cela veut dire que le chemin qui reste à parcourir est encore important. Donc il faut mettre l’accent sur un certain nombre de droit qui mérite d’être atteints ». Pour ce faire, il faudrait à son avis intensifier les actions pour que véritablement de manière opérationnelle, le Code pénal soit appliqué. Mais aussi il faut renforcer la sensibilisation. Très peu de cas arrive devant les juridictions.
A ce propos, Daniela Luciani de l’Unicef rappelle les chiffres encore inquiétants révélés par l’Eds 2011qui montraient que dans notre pays, au moins 22% des filles ont vécu une violence sexuelle perpétrée par une personne de sa connaissance. Au moins 80% de ces victimes n’ont pas sollicité une aide à cause de la honte, de la peur des pressions sociales, du manque de confiance en soi et dans les institutions censées les protéger. Toujours d’après cette dernière, les pratiques traditionnelles néfastes sont un obstacle majeur à l’épanouissement de la femme. Mais loin de toute les condamner, Abdoulaye Balde, représentant du Programme alimentaire mondial au Cameroun, propose « …de travailler avec la tradition et non contre ». Pour tous, il faut croire au potentiel des femmes et investir dans ces dernières. « Les femmes sont bien organisées, elles n’attendent que les accompagnements. […] résoudre le problème de la vulnérabilité économique des femmes est la porte d’entrée pour l’émergence, la parité politique, etc. », conclut Adama Moussa. Et d’assurer que pour sa part, l’Onu continuera d’apporter son soutien. Un engagement qui va en droite ligne des directives du patron de cette Organisation, Antonio Guterres dans son message de circonstance.
Nadège Christelle BOWA

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